SEUIL DE L'ÉTERNITÉ

 

Il brille quelque part assis dans un coin sombre
Son cœur sur les genoux a perdu le chemin
Le versant de son être avalé par son ombre
Chasser moustique et fée d'un geste de la main
Attachés à la lumière

 

Pourtant le soir il rêve un temps moins endeuillé
Manège sans névrose et jeux clairs opportuns
À la place du cœur un diamant impayé
Achète son voyage exilé clandestin
Vers ce pays sans lumière

 

Des fleurs sur le pallier racontent son histoire
Le chemin de sa nuit déroutée vers la mort
Paradis écroué au fond de son armoire
Cette recherche veine a plié son essor
Et refermé la lumière

 

 

Novembre 2008